Private Eye
(Attention, cette critique dévoile l'intrigue du film)
Vous le découvrirez sans doute au fil du temps, mais j’ai une passion dévorante pour les films noirs et les films policiers. En lisant la description de Private Eye, j’ai tout de suite su que j’irais voir ce film.
L’histoire se déroule au début du XXe siècle dans une Corée occupée par le Japon. Un étudiant en médecine, qui vole des cadavres pour les disséquer, ramène chez lui le corps du fils d’un haut dignitaire coréen. De peur d’être accusé du meurtre, il engage un détective privé désabusé. Le duo qu’ils forment n’est pas sans rappeler Sherlock Holmes et le Docteur Watson. En acceptant ce travail, le détective privé se met dans un merdier pas possible.
Dans l’ensemble, Private Eye est un film charmant sans prétention, qui raconte une histoire en général très bien ficelée. Par contre, le scénariste a utilisé la plus vieille astuce des films policiers (un jumeau!). Ça a été presque assez pour me faire décrocher, mais finalement, j’étais trop prise dans l’histoire pour m’en soucier outre mesure. Quoiqu’il en soit, les deux acteurs principaux font un boulot impeccable. Ils ont une belle complicité à l’écran et ils sont par moments très drôles.
Private Eye est un film léger et agréable que je pourrais comparer à une bonne bière fraîche. Le film, comme la bière, n’est pas particulièrement original, mais il s’acquitte fort bien de sa tâche.
La bande-annonce :
Fine, Totally Fine
Nous voici maintenant arrivés au film que j’ai préféré cette année à FanTasia.
Fine, Totally Fine est une comédie japonaise noire et lumineuse à la fois, qui raconte l’histoire de deux amis fanatiques de films d’horreur à l’aube de la trentaine. Il y a l’ahuri, qui aime faire peur aux enfants et qui rêve d’ouvrir une maison hantée qui fera mourir les gens de peur, et le cadre dans un hôpital, qui ne veut déplaire à personne. Leur vie est bouleversée quand ils rencontrent une jolie peintre gênée et maladroite qui est incapable de garder un emploi. Le film présente une brochette de personnages secondaires plus loufoques les uns que les autres. Ils ajoutent beaucoup de profondeur au film. Les acteurs sont tous impeccables, ce qui nous permet de nous immiscer encore plus facilement dans le quotidien des personnages.
Le film m’a aussi donné envie de retourner au Japon, puisque j’y ai reconnu plusieurs des endroits que j’ai visités l’an dernier. Ah, nostalgie quand tu nous tiens!
Dans Fine, Totally Fine, il n’y a pas de longueurs. Les gags déboulent à un rythme effarant, mais la comédie sait tout de même rester humaine. Elle s’interroge d’ailleurs sur la nature du bonheur et pose la question : Peut-on être heureux, même si on n’obtient pas ce qu’on veut dans la vie ?
La bande-annonce:
La prochaine fois, une critique de Ponyo, du réalisateur Hayao Miyazaki.

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